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F.H.

Notre mort nous appartient. 90 % des Français attendent un loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs. La loi Claeys Léonetti n'est qu'un "ersatz" irrespectueux de la volonté des personnes et laissant encore trop de pouvoir aux médecins sur la prise en compte des directives anticipées.

Le médecin est le personnel techniquement compétent pour connaître l'état de santé réel du patient. Il a le devoir d'en informer la famille et si possible le patient lui-même, mais la fin de vie reste une énigme, la famille espère toujours une amélioration car les choses n'ont pas été clairement dites. Trop souvent les soins en gériatrie sont confiés à des jeunes médecins inexpérimentés. Je pense à mon père qui est décédé après amputation d'une jambe pour enrayer une gangrène dans un service gériatrique où l'absence de climatisation efficace au 15 août facilitait la généralisation de l'infection. Le simulateur cardiaque ne servait à rien, il faisait très chaud dans la chambre. Les conditions d'hospitalisation sont à revoir à Purpan Casselardit. On fait des économies sur les patients en fin de vie. Les familles doivent être préparées à l'acceptation d'une issue fatale et surtout on doit éviter de faire souffrir le patient, lui donner une mort décente.

Bonjour Yoyo 555,
Effectivement tout est dit dans tes propos. La fin de vie décente pour tous est essentielle dans une société du XXIème siècle. Les tabous, trop nombreux et pesant trop (lobbies), doivent désormais disparaître au profit d'une discussion saine et apaisée !

sonjaline
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sonjaline

je milite depuis de nombreuses années
pour que le système de santé laisse enfin les usagers libres de leurs décisions concernant leur santé et leur mort, usagers seuls responsables de leur vie
pour que les médecins cessent de se prendre pour des magiciens et les usagers de le croire.
Certes la médecine permet à beaucoup de prolonger leur vie, mais dans quelles conditions de qualité? qui détermine la qualité nécessaire à ma vie? pourquoi ce serait le médecin et pas moi même?
la loi a fait de légers progrès dans ce sens, mais elle est freinée par des intérêts financiers masqués très souvent sous des croyances non partagées par tous.
il y a tant à faire pour que les français meurent mieux:
la première chose est de se prendre en mains et d'écrire nos directives anticipées, pour le cas où, accident, maladie subite imprévue, nous ne pourrions plus dire ce que nous voulons par rapport à la médecine publique, et il faut nommer sa personne de confiance, seule habilitée à aider le médecin à prendre les bonnes décisions, puisque la loi donne toujours au médecin tout pouvoir sur nos vies, surtout si nous n'avons rien dit et surtout écrit.
Bien sûr, il faut cesser de faire des EHPAD de plus en plus grands et inhumains et permettre aux personnes âgées de terminer leur vie dans des petites structures où on les accompagnera dans leur fin de vie, avec plus d'affection et attention, et moins de techniques.
mais la mort ne touche pas que les "vieux", elle atteint les personnes à tout âge, avec ou sans prévision possible, sauf que si nous étions raisonnables, nous saurions tous que tous sont mortels, et que la mort est inévitable, donc prévisible à tout moment.

Sonjaline,
Cette discussion qui me tient à cœur est un vrai débat de société. Chaque citoyen à son mot à dire à ce sujet et nous sommes tous Bien évidemment concernés par la mort, de façon directe mais aussi parce que nos familles et amis le sont. Adhérent et militant MGEN, mais aussi président de section, j'ai le projet d'organiser un vrai débat au sein de mon département sur ce sujet. au plaisir de lire tous les posts qui suivront...

sonjaline
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sonjaline

merci

je vous informe de ma lettre au président de la république:
LETTRE OUVERTE
au Président de la République, au Premier Ministre, au Ministre de la Santé
par Jacqueline Salenson, administratrice de AAVIVRE … sa fin de vie.

AAVIVRE… sa fin de vie / http://www.aavivre.fr
POUR QUE LA FIN DE LA VIE NE SOIT PLUS JAMAIS UN CAUCHEMAR...
Nous sommes des citoyennes et citoyens révoltés par la souffrance et l'indifférence qui règnent dans nos hôpitaux en général, révoltés par toutes ces morts atroces que nous avons connues, vies prolongées dans des souffrances intolérables pour l'intéressé, jamais écouté, jamais entendu, sans que le système ne se préoccupe d'une qualité de vie épouvantable imposée.
Nous sommes révoltés par le nombre de personnes qui nous appellent au secours, souhaitant une mort volontaire, mais douce, pour leur fin de vie , ne sachant pas où s'adresser pour être écoutés, voire aidés.
Faut-il s'expatrier pour bénéficier d'une mort choisie douce et apaisée, accompagnée ?
Nous militons pour obtenir
LE DROIT DE VIVRE SELON NOTRE CHOIX JUSQU'AU DERNIER SOUFFLE DE NOTRE VIE,
AVEC ET DANS LE SYSTÈME PUBLIC DE SANTÉ
NOUS VOULONS LE RESPECT DES VALEURS FONDAMENTALES DE NOTRE RÉPUBLIQUE :
LIBERTÉ, ÉGALITÉ (de droits), FRATERNITÉ (solidarité) et LAÏCITÉ

TOUT ÊTRE HUMAIN A DROIT AU RESPECT DE L'AUTRE, tout humain doit être solidaire des autres, qu'il soit malade, handicapé, jeune ou vieux, homme ou femme, français ou étranger, médecin ou pas, soignant de métier ou non.
• Droit de décider de sa santé, de sa vie jusqu'à sa mort :
Décider d'accepter ou de refuser les soins/traitements/opérations que la médecine publique allopathique (seule remboursée par une sécurité sociale voire des mutuelles de santé privées qui s'enrichissent de nos dons obligatoires) peut nous proposer, en nous expliquant bien le rapport bénéfices/risques, sans mentir. Lorsque ce rapport penche trop en faveur des risques, la sécurité sociale pourrait refuser le remboursement de ces soins, payés par la collectivité.
• Droit de vouloir souffrir ou ne pas souffrir tout au long de la vie, jusqu'à la fin
• Droit de refuser une prolongation médicale de vie pour une vie qui a perdu tout son attrait, ses qualités indispensables pour l'intéressé.
• Droit de vouloir terminer sa vie dans un coma plus ou moins prolongé (sédation profonde jusqu'à la mort) pour ne pas souffrir ni moralement ni physiquement, ou de le refuser.
• Droit d'être aidé pour une mort volontaire choisie, dès lors que l'intéressé l'a décidé, selon sa propre éthique, en raison d'un état de santé qui se dégrade sans espoir de retour (incurabilité) : pas d'opposition morale au suicide : le suicide est une liberté fondamentale, donc aider quelqu'un à mourir lorsqu'il le réclame, comme délivrance de ses maux incurables, est tout simplement de la solidarité humaine.
La loi est là pour prévoir un cadre et des contrôles.
• Droit de vouloir que la Médecine prolonge sa survie sans aucun espoir raisonnable de retour, au-delà d'une vie réelle de mouvement et de communication : en contre-partie (çà coûte très cher, pour « rien »), le « patient » devra s'engager à servir de cobaye pour la Science, sinon : pas de remboursement sécurité sociale.

NOUS PENSONS QUE
• Les libertés individuelles (naissance, mariage ou compagnonnage, sexe, santé, mort), contribuent au bien-être individuel et collectif.
• NOTRE SANTÉ vient d'abord de notre façon de vivre (environnement social et affectif, alimentation, etc...) et de notre héritage génétique, la médecine n'intervient que pour une petite part (10% environ).
• La médecine allopathique occidentale n'est pas plus miraculeuse que les autres, les médicaments ont des effets secondaires parfois plus néfastes que le mal qu'ils voulaient soigner, il faut s'en servir avec parcimonie, les vieilles méthodes ancestrales européennes, indiennes ou asiatiques permettent de guérir tous les « petits » maux habituels soi-même, avec quelques connaissances de base.
• Si la vie a été prolongée d'une vingtaine d'années depuis une trentaine d'années, cette vie prolongée l'est le plus souvent avec des maladies chroniques permanentes qui détruisent petit à petit le goût de vivre, et n'empêchent pas la mort.
Pour une qualité de vie suffisante, pourquoi pas ? À quel prix (moral, et financier : payé par la collectivité) ?
Lorsqu'il s'agit seulement de quantité de vie sans la qualité requise par l'intéressé … quelle éthique peut permettre cela ?

QUE DEMANDONS-NOUS AUX SOIGNANTS, MÉDECINS ET AUTRES ?
Nous voulons :
• Que nos médecins et autres soignants aient une formation humaine (empathie, écoute, connaissance de la souffrance et de la mort) avant d'être technique.
• QUE LES MEDECINS SOIENT À L'ÉCOUTE ET AU SERVICE DE LEURS CLIENTS,
• Qu'il soit clair pour tous que, médecine dite privée ou non, sauf les médecins qui sont totalement déconventionnés (rare), le médecin et les soignants sont payés par leurs clients, qui cotisent obligatoirement à la sécurité sociale et à leurs « mutuelles » (dont beaucoup ne méritent pas ce nom, n'étant que des assurances privées à but lucratif), et donc que LES « PATIENTS-CLIENTS » ONT LEUR MOT À DIRE : IL S'AGIT DE LEUR VIE, DE LEUR SANTÉ.
• Que les médecins cessent d'être enseignés et intéressés financièrement par l'industrie pharmaceutique, qu'ils apprennent toutes les médecines existantes, l'allopathie mais aussi les médecines ancestrales venant d'Occident ou d'ailleurs (indiens, asiatiques).
• QUE L'ORGANISATION DU SYSTÈME DE SANTÉ FASSE QUE LA FRANCE CESSE D'AVOIR DES DÉSERTS MÉDICAUX:
Il est urgent de former davantage de médecins, d'infirmiers, de kinésithérapeutes, etc... et en attendant, de favoriser l'introduction de médecins et soignants étrangers mais qui parlent le français !
Il faut établir un nombre de médecins relatif au nombre d'habitants d'un secteur, comme pour les pharmaciens, infirmiers, etc. et obliger les médecins à aller travailler où on a besoin d'eux comme on le fait dans bien d'autres métiers, sauf à ne pas être conventionnés.

QUE DEMANDONS-NOUS AUX JURISTES ?
• DE FAIRE DES LOIS D'ÉGALITÉ qui donnent les mêmes droits et devoirs à tous, qui n'obligent pas à quitter la France pour mourir selon son choix, ce qui favorise évidemment les plus riches, ceux qui ont les moyens financiers de le faire ?
• DE FAIRE DES LOIS DE SANTÉ OÙ LES MÉDECINS ALLOPATHES CESSENT D'ÊTRE LES SEULS DÉCIDEURS DE LA SANTÉ DES AUTRES.

POURQUOI CETTE DERNIÈRE LOI 2016 DITE LEONETTI/CLAYES EST-ELLE DISCRIMINATOIRE ENTRE CITOYENS ? Son titre seul le montre : « droits des patients et de la fin de vie ».
• Pourquoi sépare-t-elle les droits des « patients » - usagers du système de santé - des autres citoyens ? 
• Pourquoi cette loi sépare-t-elle les patients « quelconques » de ceux qui sont « en fin de vie » ?
• Comment définit-on la fin de la vie ? Nul ne le sait. La fin de la vie commence bien avant l'agonie proprement dite. Seul celui ou celle qui va mourir peut le ressentir.
• En fin de vie, cesserions-nous d'être des citoyens comme les autres ? Pourquoi nos droits seraient-ils diminués, voire supprimés ?

QUE DEMANDONS-NOUS AUX CITOYENS ?
De ne pas se croire immortels, de connaître les lois, leurs droits en santé et de les utiliser. Nous travaillons à leur apprendre ce qu'ils ne savent pas encore. Nous travaillons à leur parler de la mort, inévitable, qui pourrait être belle si elle était préparée, malgré les maladies et les handicaps, qui ne devrait laisser ni regrets ni remords, mais seulement de beaux souvenirs.
NOUS ENCOURAGEONS TOUS LES FRANÇAIS MAJEURS À PRÉPARER LEUR MORT, LEUR FIN DE VIE,
en écrivant leurs « DIRECTIVES ANTICIPÉES » personnalisées, « testament de vie » 
avec nomination de LEUR PERSONNE DE CONFIANCE.
NOUS DEMANDONS AUX MÉDECINS DE NOUS Y AIDER, avec le CNSPFV, centre national des soins palliatifs et de la fin de vie.

SÉCURITÉ SOCIALE ET ASSURANCES COMPLÉMENTAIRES SANTE
Nous militons pour que la sécurité sociale, dont les finances sont alimentées obligatoirement par tous les citoyens -sorte d'impôt à usage précis- exerce un meilleur contrôle contre les abus de notre médecine et pharmacopée.
Nous demandons que le titre de « mutuelle » soit exclusivement réservé aux assurances mutualistes, à but non lucratif, et interdit aux autres assurances santé privées, à but lucratif.

sonjaline
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je serai très intéressée pour participer à des réunions, conférences organisées par la MGEN sur le sujet
j'ai déjà participé aux conférences de Bordeaux et de Poitiers organisées par le centre national des soins palliatifs et de la fin de vie. Centre national qui veut que parler de sa fin de vie ne soit plus un tabou, mais quelque chose de naturel (comme autrefois!) ... ensuite, à chacun ses idées sur la vie et la mort, la sienne en particulier, mais respect: ne pas imposer ses propres idées aux autres, ils ont le droit de penser autrement que vous