3 commentaires

Fan
Fan

Fan

Niveau
0
Score
7
Custom field 1
Fan

Bonjour Gilles,
Bonjour à toutes et à tous,
Le sujet que vous abordez peut faire débat et les différences observées dans les réponses en témoignent .
Était-il nécessaire d'analyser de manière séparée les réponses données par les adhérents de mgen des réponses fournies par les adhérents de mgen-filia ?
Pour ma part, je considère que la notion de parentalité devrait s'inscrire dans la vision la plus large sans restriction liée à une hiérarchie de liens plus ou moins naturels .
Je ne m'attarderai pas sur les méthodes utilisées pour faciliter la procréation au sein d'un couple, en l'absence d'un tiers, car elles représentent, à mes yeux, un protocole de traitement comme un autre.
Dans le cas où l'intervention d'un tiers s'avère indispensable, il m'apparaît nécessaire d'établir une parité de fonctionnement au sein de la PMA (procréation médicalement assistée) qui vise à autoriser la congélation et le don des ovocytes à l'identique de ce qu'il se passe pour les gamètes mâles . 
Les dons seraient gratuits dans les 2 cas pour ne pas verser dans la marchandisation des « produits humains » .
Cette dérive vers la marchandisation n'est pas forcément étrangère à la défiance qui peut être ressentie à l'égard de la GPA (gestation pour autrui), les mères porteuses étant parfois très bien rémunérées .
La GPA étant autorisée dans certains pays, on voit apparaître des situations de vacuité juridique, pour la reconnaissance de ces enfants nés par GPA, à l'étranger, lors de leur retour en France .
La générosité à l'égard d'autrui doit rester la ligne de conduite lorsqu'il s'agit de dons de gamètes .
Pour autant, l'enfant, né grâce à la PMA, doit rester au centre de nos préoccupations .
C'est pour cela que le lien juridique de l'adoption devrait être privilégié pour donner plus de transparence à ces situations et éventuellement aux situations d'enfants nés de la procréation assistée par GPA pour leur permettre de mieux se situer au sein de leur famille.
La question de la levée de l'anonymat peut aussi être posée en tenant compte des risques de désaffection des donneurs .
L'évolution vers le droit à l'enfant est réelle .
Elle ne doit pas méconnaître les effets et les conséquences psychologiques induits par ces pratiques souvent innovantes et toujours à la limite de l'expérimentation .
C'est là que la bioéthique a toute sa place .
Cordialement

Bonjour Fan,
Je vous remercie pour votre commentaire qui relance le débat.
Effectivement, la distinction entre les adhérents MGEN et ceux de MGEN FILIA n'était peut être pas pertinente au regard de ce que l'on recherche.
Par ailleurs je suis tout à fait d'accord avec votre point de vue tant sur la GPA que sur la PMA. Le mot clé est effectivement marchandisation car le risque est réel et l'intérêt de l'enfant partiellement présent ou totalement absent d'ailleurs. La dignité humaine doit rester notre crédo et l'ensemble de la réflexion doit tourner autour de ce principe.
Enfin, je dirai que je tiens beaucoup au titre de la discussion que j'ai lancée : les parentalités ! Le pluriel n'est pas anodin et à lui seul pourrait nous faire largement une soirée entière de débats.
N'hésitez pas à intervenir et à donner/partager votre avis !
Merci !

Fan
Fan

Fan

Niveau
0
Score
7
Custom field 1
Fan

Bonjour Gilles,
Bonjour à toutes et à tous,
Pour faire suite aux précédents posts, voici une définition que je retiendrai pour dépeindre la notion de parentalités .
"Dans un rapport de la conférence des ministres européens chargés des affaires familiales de mai 2006"
« La parentalité positive dans l'Europe contemporaine », il est précisé : « Concernant la terminologie, le rapport désigne par le terme de « parentalité » non seulement les activités des parents biologiques, mais aussi celles des personnes qui ne sont pas les parents de l’enfant mais participent à sa prise en charge et à son éducation. En un sens, les mots « parentalité » et « parents » sont utilisés ici comme une sorte de raccourci englobant toutes les activités et les personnes liées au fait d’élever un enfant. »
On évoque la création du statut de beau-parent, c'est une piste à explorer si ce statut acquiert un caractère bien spécifique au regard des devoirs et des droits des parents .
En lieu et place de parentalité(s) on pourrait parler de communauté éducative où chacun a sa place dès l'instant où il se situe dans l'entraide et dans l'intérêt de l'enfant .
L'évolution de chaque être est unique .
Pour autant, on peut y retrouver des étapes plus ou moins sensibles communes à des tranches d'âge.
Je pense plus particulièrement à l'adolescence, période de construction du jeune mais aussi période de tous les dangers .
Cordialement