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Bonjour Fan,

Pour répondre à votre question le groupe VYV est bien un groupe mutualiste à but non lucratif.

Le groupe est composé de 3 structures : une union mutualiste de groupe (le Groupe VYV), une union des services de soins et d’accompagnement mutualistes (VYV Care), et une union de groupe mutualiste (VYV Coopération).
Pour tenter de résumer :
1) VYV care est une structure pour mettre en commun des services mutualistes. La structure se charge de la supervision, de l'animation et de la gestion des risques pour les activités sanitaires, sociales et médico-sociales (centres de santé, EHPAD, centres médicaux, mais cela peut aussi être des crèches).
2) VYV Coopération, est une union simple (sans solidarité financière) de coordination politique et stratégique. Elle, accueille les partenaires de la MGEN et d’Harmonie mutuelle, mais souhaitent néanmoins faire partie de l'ensemble.
3) Enfin, le groupe VYV est une union avec solidarité financière entre les mutuelles qui sont partie prenante. C'est l'entité faîtière qui pilote la stratégie du groupe et exerce des missions de contrôle sur l'ensemble des activités.

MGEN en tant que membre fondateur du groupe, adhère à ces 3 structures. Cela va sans le dire, mais cela va mieux en le disant : seules des mutuelles peuvent adhérer au groupe.

Pour vous pouvez aller sur le site du groupe. Ces éléments sont assez bien expliqués :
https://www.groupe-vyv.fr/
Bien cordialement,

Pour la partie sur la "lucrativité limitée" : je n'ai pas "Valeurs mutualistes" auprès de moi au moment où je rédige ces lignes. Je ne peux donc répondre de manière très spécifique sur la manière dont le terme a été employé dans la publication.
Cependant, on retrouve ce terme (lucrativité limitée) dans la loi sur l'économie sociale et solidaire de 2014.
Cette loi regroupe sous cette appellation les acteurs historiques de l’économie sociale à but non lucratif (à savoir les associations, les mutuelles, les coopératives et les fondations), et des entreprises a but lucratif mais qui génèrent du profit en faveur d’un projet d’utilité sociale.
Certaines (pas toutes) sont très éloignées dans leurs pratiques entrepreneuriales, des pratiques des acteurs historiques de l’économie sociale et solidaire.
J'espère vous avoir un peu éclairé.
Cordialement,

Bonjour Fan, Bonjour Marie,
Je vous apporte ici quelques renseignements très courts visant à expliciter le terme de "lucrativité limitée" à laquelle le groupe VYV et donc MGEN répondent. Je ne reprends pas ici les propos de Marie que je partage tout à fait. On peut rajouter les éléments suivants.
Parler de lucrativité limitée ne veut pas dire que l’on s’affranchit de la notion de rentabilité. Par contre, la rentabilité devient un moyen au service du projet social de l’entreprise.
Les entreprises sociales s’attachent à garantir une répartition équitable des excédents, en donnant la priorité au développement du projet d’entreprise. Nombre d’entre elles fonctionnent selon des logiques de partage et de redistribution du pouvoir et du capital.

Voici quelques logiques de fonctionnement autour desquelles les entrepreneurs sociaux se retrouvent :

1) le processus de décision n’est pas fondé sur la propriété du capital
2) la rémunération du capital est limitée
3) les excédents sont mis au service des hommes et du projet
4) l’échelle des salaires est encadrée

Enfin, on peut aussi rappeler (et cela a fait l'objet de nombreuses discussions sur ce forum) que notre structure fonctionne aussi sur des principes de gouvernance démocratique.

Bonne journée !

Fan
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Bonjour Marie, bonjour Gilles,
Je vous remercie pour vos informations dont il faudra analyser les effets des nouveautés introduites .
Je reviens sur l'aspect défavorable du cadre juridique :
"Le droit français et le droit européen privent l'économie sociale et solidaire-dont l'ADN repose sur la non-lucrativité-d'un cadre juridique favorable" .
Quid du rapport initié par la mgen visant à mettre en évidence les spécificités d'une entreprise privée agissant dans le cadre de l'économie sociale et solidaire et destiné, entre autres destinataires, aux instances européennes ?
Cordialement