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La dénutrition en EHPAD est souvent liée à un problème dentaire; Or les résidents ont très peu accès aux soins dentaires. Pourquoi n'y aurait-il pas un fauteuil dentaire au sein même de l'EHPAD comme il y a un salon de coiffure? autre solution : un bus dentaire. Resterait l'épineux problème de trouver les dentistes qui accepteraient de s'engager ce qui ne sera pas facile car ils mettent en avant le temps passé souvent double ou triple du temps qu'ils consacrent en patientèle habituelle. Mais pourquoi ne pas essayer? c'est un vrai problème d'accès aux soins pour un public fragile.

Gilles
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Gilles

Bonjour Pepito007,
Je trouve votre proposition non seulement très intéressante mais aussi particulièrement logique.
Vous soulignez cependant, de mon point de vue, le vrai problème qui sera d'attirer des professionnels au coeur des EHPAD. Nous rejoignons ici une autre discussion que je lancerai prochainement et qui sera un complément de celle-ci que nous allons laisser grandir sur le forum.
Très cordialement.

à Gilles
on pourrait au moins essayer de convaincre les dentistes salariés des cabinets dentaires mutualistes même si une part de leur salaire est en % de l'activité. Ce pourrait être un chantier lancé par VYV

Gilles
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Gilles

Pepito007,
Je constate avec grand plaisir que vous suivez très bien l'actualité du groupe MGEN et celui de VYV.
Nous avons discuté ici-même sur ce forum, à plusieurs reprises, des bénéfices que nous étions en droit d'attendre de la création de VYV. Alors oui, imaginer une solution qui passerait par VYV aurait plusieurs avantages. En effet, ce serait un projet "supporté" par l'ensemble des mutuelles du groupe au profit de leurs adhérents. Se pose cependant le souci de solidarité pour des résidents qui n'appartiendraient à aucune de nos mutuelles et à qui il resterait alors peut être un reste à charge important (certains n'ont pas de mutuelle ou alors une couverture dérisoire)...

Je rejoins vos très intéressants échanges.

Merci pepito007 pour cette excellente proposition.

Quelques remarques et réflexions pour alimenter le débat :

• tous les dentistes ne sont heureusement pas à la recherche du profit maximal, le sens et l'utilité sociale de leur métier peut aussi être un critère important, à nous de les convaincre de la pertinence d'un tel projet,
• ces fauteuils pourraient être mutualisés entre EHPAD si la configuration du territoire le permet,
• des financements publics pourraient renforcer le modèle économique (via ARS ou conseils départementaux par exemple).

Pour revenir au cœur du sujet posté par Marie, le RAC 0, en lien avec la proposition de pepito007, tout ce qui pourra permettre de réduire les risques de déficience visuelle, auditive et de mauvaise santé dentaire doit faire partie de la réflexion ... (je trouve d'ailleurs que la revalorisation des soins conservateurs pour le dentaire est une excellente chose).

l'idée d'un bus dentaire n'est pas de moi, il doit en exister quelques uns en France; c'est un investissement important mais qui est réalisable avec l'appui de financements publics - ARS, CNSA, collectivités publiques, gestionnaires d'EHPAD. - c'est le fonctionnement qu'il faut équilibrer. La signature de la nouvelle convention dentaire avec le panier de soins Reste à Charge 0 est un opportunité pour lancer le chantier car c'est surtout de soins conservateurs dont les résidents ont besoin.

Fabienne
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Fabienne

Mercredi 13 juin, Emmanuel Macron interviendra en ouverture du congrès de la mutualité française. Il devrait faire des annonces sur le sujet qui nous concerne dans cette discussion, le zéro reste à charge.... A suivre attentivement !

Pour ce qui concerne le "reste à charge 0", l'enjeu semble effectivement double : - économique pour les 3 secteurs concernés, car rappelons- le, la part payée par les ménages après remboursement du régime obligatoire et des complémentaires santé s'élève à plus de 4 milliard d'euros.
ET - éthique, puisque pour certaines populations, l'obstacle financier constitue un véritable frein à l'accès aux soins. Les leviers d'action pour supprimer la contribution financière des assurés portent sur le niveau de remboursement, mais également sur des prix "plafonnés". Pour terminer, à noter que les réseaux de soins sont singulièrement absents du débat public autour du "reste à charge 0". Réseaux de soins dont l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et l'Inspection Générale des Finances (IGF) ont souligné les avantages dans un rapport commun. Rappelons si besoin que plus de 45 millions de Français bénéficient des services d'un réseau de soins. Diminution des frais de santé, dispense d'avance des frais, assurance de prestations de qualité, les réseaux de soins contribuent à améliorer la sécurité et l'orientation des patients. Catherine

Merci Cath pour cette contribution (qui est votre première je crois).

Vous avez raison de le rappeler, ces "réseaux de soins" - qui consistent à mettre en place des accords conventionels autour de la relation entre les professionnels de santé, leurs patients et leurs mutuelles - ont apporté une plus-value réelle et conséquente à nos adhérents !

Initiés par MGEN (qui a été le premier acteur de santé à développer ce type de démarche) ils constituent aujourd'hui un acquis pour les usagers et il est évident qu'il faudra continuer à s'appuyer sur ce type de dispositifs.

Je crois que le débat sur le reste à charge "zéro" pose de très nombreuses question et que nous sommes loin d'être parvenus au bout du processus.

C'est une excellente chose que nos adhérents portent le sujet des accords conventionnels avec les professionnels de santé au cœur des discussions et je vous en remercie !

 

Est-ce que promouvoir l'accès aux soins cela se retreint à lutter contre le renoncement aux soins en jouant sur la limitation du reste à charge (en optique, audio et dentaire où en plus les modèles économiques sont très différents) ?
Par ailleurs, près de 8 % de la population française vit aujourd’hui dans un désert médical, on assiste à un vieillissement de la population et à une augmentation de la dépendance et des pathologies chroniques, la santé mentale n'est également pas bien prise en charge.
Alors finalement ? Est-ce que le RAC 0 en optique, dentaire et audio est un premier pas utile pour une véritable réflexion globale sur l'accès aux soins, ou est-ce l'arbre qui va cacher la forêt ?
Je n'ai évidemment pas la réponse, mais je ne peux m'empêcher de penser que nous devons poser la question dans sa globalité.

Gilles
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Gilles

Bonjour Plumetotot ainsi qu'à vous toutes et tous,
J'avais annoncé il y a quelques jours que je lancerai une discussion complémentaire et parallèle à celle initiée ici sans en donner le sujet exact.
Plumetotot vient de fair lui-même le lien car il est évident qu'il ne faut pas voir les choses de façon segmentée dans ce "nouveau monde" de la protection sociale qui sera le nôtre demain. La question des déserts médicaux est, de ce point de vue, à mettre effectivement dans la balance. C'est cette discussion qu'il faudra entamer rapidement. Avec les militants de la section départementale du Morbihan, nous avons organisé une table ronde à ce sujet et je vous ferai part des débats qui ont eu lieu sur ce thème très rapidement. ..
Le RAC 0 serait "L'arbre qui cache la forêt" ? Peut être...toujours est-il que d'un point de vue des mutualistes, cela sera un grand pas en avant vers une amélioration de leurs conditions de vie car le renoncement à l'appareillage est une vérité. De nombreux mutualistes n'y ont pas recours car le RAC est effectivement beaucoup trop élevé.
Cependant, ce RAC sera-t-il pris entièrement en charge par la Sécurité sociale ? Les complémentaires ne vont-elles pas, encore une fois, être la variable d'ajustement ? Les mutualistes ne seront-ils pas, au final, encore pénalisés par le phénomène des vases communicants de l'augmentation de leurs cotisations ?
Bonne journée !

Bonjour à tous. Pour en revenir à la thématique de la suppression du reste à charge, des questionnements se posent en matière de justice sociale. Plus précisément, faut-il en faire bénéficier l'ensemble de la population ou la réserver à certaines catégories (revenus modestes)? Le gouvernement opte pour l'universalité au nom de l'égalité. Le choix d'une autre valeur, l'équité amènerait la précision de "critères de sélection" : le revenu pourrait être un critère pertinent. Mais il ne faudrait pas que les catégories intermédiaires soient pénalisées. Ni que les ménages soient les seuls contributeurs : les offreurs de soins doivent également être mis à contribution, via une baisse des prix.. Vaste débat....Catherine

L'insuffisance des moyens humains et financiers des établissements accueillant des personnes âgées est au coeur de nombreuses pétitions.La loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement est entrée en vigueur il y a plus de 2 ans.Pour autant, l'offre d'hébergement et de services aux personnes âgées n'est pas adaptée aux besoins et aux attentes.Les EHPAD accueillent une population croissante; en perte d'autonomie et dont les besoins médicaux progressent.La réforme de la tarification des EHPAD mérite qu'une réponse soit apportée par les acteurs. Catherine

Le RAC 0 un grand pas en avant : oui certainement Gilles. On ne peut qu'être d'accord... mais avec des réalités très différentes entre l'optique, l'audio et le dentaire.
Il y a bien des renoncements aux soins importants pour des raisons financières en dentaire. Il me semble que ce phénomène soit moins marqué en optique, où (ce n'est sans doute pas le seul facteur) les réseaux conventionnées jouent à plein. En audio c'est encore autre chose avec la question de la pertinence du service qui mérite sans doute d'être posée, de manière conjointe avec une sensibilisation à la perte auditive (les personnes consultent et s'équipent assez tardivement dans la progression du déficit).
On est donc bien sur 3 problématiques/modèles qui me semblent différents avec des leviers à activer qui doivent, déjà à ce stade, être diversifiés.

Fabienne
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Fabienne

Je souhaiterais rebondir sur le post de Cath. Effectivement, on peut toujours opposer les principes d'universalité aux principes d'égalité ou de justice sociale.
Sans vouloir être trop "poil à gratter", le modèle n'est déjà plus très égalitaire. La CMU, l'Aide à la complémentaire santé ont morcelé le système d'assurance maladie, créant des mesures stigmatisantes envers les plus pauvres. Pour information, pour l'ACS, la personne doit d'ailleurs demander (pour ne pas dire quémander) son chèque de participation de l'Etat. Bref, les grands principes universalistes ont déjà été bien malmenés sans pour autant avoir été contrecarrés par des mesures plus justes socialement. Segmenter, diviser reste toujours une stratégie dangereuse pour le plus grand nombre ; particulièrement pour les classes moyennes.
Le sujets des Ehpad et de leurs tarifications ferait un excellent sujet de dans une nouvelle discussion ! Cath si le coeur vous en dit...

Gilles
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Rebonjour à toutes et à tous,
Je suis ravi de voir que les échanges sont vifs et passionnés autour d'une discussion qui est mobilisatrice et qui aura des suites (comme je l'ai déjà indiqué ce matin).
Pour faire assez court et permettre la fluidité, je répondrai en 2 temps à Plumetotot et ensuite à Cath. Le non développement de mes idées sera malheureusement réducteur, j'en suis conscient mais j'en prends le risque...
Si 3 problématiques et 3 modèles existent pour le RAC 0, il m'apparaît très difficile, voire dangereux, de se placer en juge de paix en tant que militant élu MGEN. En effet, je pense que seul l'adhérent peut décider et mesurer l'intensité de son éventuel handicap et des conséquences de ce dernier sur sa vie quotidienne. Comment juger si une prothèse auditive est plus importante qu'une prothèse dentaire ? Devrait-on alors moins rembourser l'une que l'autre ? Enfin, je reviens sur mon interrogation de départ et qui va faire le lien avec la suite : qui prend en charge ce coût très conséquent : Sécurité sociale ou complémentaires ? Un peu des deux ?
Pour ce qui est de segmenter les individus selon leurs revenus, je suis farouchement contre. En effet, notre République est basée sur des valeurs et des principes. Parmi ces valeurs, celle de l'égalité sociale est fondamentale. Née d'un concept philosophique et politique, cette valeur commune est devenue un principe de fonctionnement. Le RAC 0 est pour moi fondamental pour mettre en pratique ce principe d'égalité sociale. Il est donc impossible, au regard de ce dernier, de différencier nos concitoyens en demandant à certains de payer alors que d'autres ne le feraient pas...

Stéphanie
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Stéphanie

Bonjour,
Débat passionnant.
Concernant les déserts médicaux, nous avons eu le plaisir d'entendre sur ce sujet le Président de la CPAM du Calvados lors de nos dernières rencontres mutuelles, qui a dressé l'inventaire des différentes mesures conventionnelles facilitatrices pour l'installation des médecins généralistes (contrat d'aide à l'installation, contrat de transition, ...). Des mesures existent, pour autant, très peu de médecins signent ces conventions. Ceci interroge.
Bonne journée.
Bien à vous,

Stéphanie
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Stéphanie

Je vous renvoie aussi vers le dossier de presse du 13 octobre 2017 du Ministère de la Santé sur le plan du gouvernement pour l’égal accès aux soins dans les territoires. Vous y trouverez notamment en priorité n°2 la mise en œuvre de la révolution numérique en santé pour abolir les distances, en autres la télémédecine :
http://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/actualites-du....
Pensez-vous que cet axe puisse résoudre significativement les problématiques d'accès aux soins sur les territoires en manque de praticiens?
Bien à vous,