14 commentaires

Bonjour Kavilaro,
Ce combat du remboursement du jour de carence est avant tout un combat d'ordre syndical et éthique. Comme vous le dites, une majorité d'entreprises privées remboursent les 3 jours de carence à leurs salariés. Mais il me semble toutefois que ce remboursement est très souvent le fait d'accord professionnels et de conventions plus que du ressort des mutuelles.
Pour ce qui est du jour de carence des enseignants et des agents dépendants de MGEN, je pense que nous devons tout faire pour que ce dernier ne soit plus pris en compte. Il faut donc inverser la question et ne pas chercher à ce problème des solutions financières que nous n'avons pas. Il serait déjà très souhaitable, voire urgent, que le Ministère de l'Education nationale prenne en compte la protection sociale de ses fonctionnaires au titre des 50% redevables à tout agent.
Nous l'avons déjà dit ici dans une autre discussion : constater que le Ministère ne verse, dans les meilleures années, que 50 centimes/mois (soit 6€/an) par agent est un scandale !
A quand aussi une vraie médecine du travail dans nos différents corps de métier ?
Voilà, avant tout, à mon sens, le combat que nous pouvons mener avec les organisations syndicales du Carrefour Santé Sociale, car nous sommes effectivement une mutuelle qui a comme objectif numéro 1 le bien être et le mieux vivre de ses mutualistes.
Au plaisir de vous lire !
Bonne journée !

Kavilaro
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Kavilaro

C'est tout de même un peu facile comme réponse ...
Évidemment qu'il faudrait re-supprimer le jour de carence, mais en attendant, il me semble que c'est à la mutuelle de prendre cela en charge et non aux enseignants qui comme vous le dites si bien sont déjà ceux qui sont lésés (absence de médecine du travail etc...). N'est-ce pas justement la raison d'être des mutuelles de pallier les manquements de l'Etat ?
D'autre part, il ne me semble pas très judicieux de hiérarchiser les combats : devrait-on abandonner certaines revendications sous prétexte qu'elles seraient moins urgentes que d'autres?

Bonjour Kavilaro,
Il y a parfois des confusions quant au rôle de la mutuelle sur la santé et sur la prévoyance.
Quand vous dites que 60% des mutuelles du privé remboursent les jours de carence, je pense que vous faites référence aux contrats prévoyance qui sont mis en place par l'employeur, et qui viennent compléter le salaire et parfois prendre en charge les jours de carence.
Si vous être fonctionnaire, votre employeur n'a pas souscrit pour vous un tel contrat. Il va maintenir votre salaire pendant 90 jours avant passage à demi-traitement, mais n'a pas financé de prévoyance pour vous. C'est donc à vous de financer en totalité ce complément de revenu, par le biais de votre mutuelle. Et le coût de la prise en charge du jour de carence dans la fonction publique représenterait pour les mutuelles un surcoût gigantesque, qui s'accompagnerait d'une forte hausse des cotisations.
Au rythme où vont les déremboursements et les économies sur le budget de la santé, les mutuelles ne pourront pallier tous les manquements de l'Etat et ce dernier ne pourra faire financer par les mutuelles toutes les économies qu'il programme sur son propre budget. C'est la fin de la solidarité et du système de protection sociale français qui s'annonce, en ce cas, si ce dernier ne repose plus ou presque sur la Sécurité sociale mais de plus en plus sur des mesures de protection individuelles.
Bonne journée.

Bonsoir Kalivaro,
Ma réponse ne se voulait pas facile mais avait pour objectif de pointer du doigt les responsabilités des uns et des autres et les pistes d'action. Stéphanie vous le dit autrement que moi et nos deux réponses se complètent.
Très cordialement.

Steph.
Steph.

Steph.

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Steph.

Pour ma part, j'ai décidé de ne plus adresser d'arrêt maladie à mon administration: je resterai à la maison pour me soigner si besoin , puis je régulariserai mon absence par rattrapage de cours. Je ne peux pas me permettre une telle perte de salaire quand parallèlement je fais des heures sup. pour améliorer l'ordinaire! Je ne crois pas que que tout cela soit très bon pour la santé, mais il est clair que la santé de ses agents est la dernière préoccupation de ce gouvernement. Je trouve que la MGEN devrait batailler davantage sur cette question notamment en portant le débat dans les médias. Mais peut-être notre bonne mutuelle a-t-elle, elle aussi, cédé aux sirènes macronistes?
Bien cordialement.

Bonjour Steph,
Je comprends votre colère et désarroi mais ne pas régulariser sa situation vis à vis de l'administration pourrait vous valoir des désagréments et notamment des retenus sur salaire...
Quant au combat que nous pourrions mener, nous le faisons à notre niveau mais je crois réellement, et je l'ai déjà dit, que cette bataille ne pourra être gagné sans unir les forces mutualistes et syndicalistes.
Bonne journée !

bonjour,

donc du coup on va inciter les gens à frauder, ce n'est pas le but...c'est à la MGEN de faire comme la plupart des mutuelles rembourser un peu plus...un prof a la possibilité de récupérer ses heures mais le pauvre administratif qui fait déjà 41 h par semaine il récupère quand ?
Non franchement il faut que la MGEN réagisse elle rembourse très mal

Bonjour Sylvie,
Je ne comprends pas pourquoi vous parler de fraude...?
Personne ne vous incite à frauder. Je dis simplement que dans l’état actuel des choses, un agent des Fonctions Publiques d’Etat, de la Territoriale ou de l’Hospitaliere qui ne déclare pas ses absences à son employeur, que celles-ci soient imputables à un arrêt maladie ou à tout autre motif dans les 48h, risque une retenue sur salaire pour « service non fait ». C’est simplement la loi.
Le jour de carence est aussi déterminé par la loi.
On peut être pour ou contre mais c’est ainsi.
Il faut désormais faire reconnaître nos droits sur le terrain plus syndical que mutualiste car MGEN ne peut prendre en charge ce surcoût toute seule. Aucune entreprise privée n’a 4 millions d’adhérents. Imaginez-vous nos finances si on devait rembourser ces jours de carence à tous nos adhérents ? Qui paierait ? Les adhérents au bout du compte par une nouvelle augmentation des cotisations. Quant au médecin référent, c’est à lui de juger s’il faut aller au delà d’un arrêt « frappé par les jours de carence » et pas au malade. Encore une fois, nous ne sommes pas là pour frauder...
Bonne journée.

bonjour,
je parle de fraude car pour moi ne pas déclarer son arret de travail pour ne pas avoir de déduction sur le salaire est une fraude, car vous devez le savoir et je dis en tant qu'administrative de l'eduation nationale, quand un prof ne donne pas son arret de travail et récupère ses heures a sa convenance et encore si il récupère réellement il n'y a aucune déduction sur salaire, d'ailleurs vous le dites en employant le terme il risque, car effectivement je confirme il ne risque rien... dans l'éducation nationale ca manque de rigueur !!!

Steph.
Steph.

Steph.

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Steph.

Rattraper ses heures de cours n'est pas frauder: cela fait l'objet d'une procédure réglementaire que tous les professeurs connaissent avec l'autorisation du chef d'établissement. D'ailleurs je pense que ce type de procédure va devenir de plus en plus courant à cause de la difficulté croissante à obtenir un RDV médical le jour-même (voir dans un délai permettant au médecin de constater les symptômes qui ont conduit l'agent à rester chez lui). Finalement qu'est-ce qui est important?: que le professeur soit puni par une déduction de salaire (et donc pas de rattrapage de cours) ou bien que les cours soient effectivement rattrapés? Enfin, il est regrettable que l'on émette sur ce forum des discours de dénigrement qui donnent raison au gouvernement qui nie notre conscience professionnel par des mesures comme l'application du jour de carence.

Après relecture de vos posts, je ne suis pas certaine que vous parliez de la même chose. Dans la mesure où votre absence est prévue et programmée (ex : rendez-vous chez un spécialiste), et que votre chef d'établissement en a été informé en amont... s'il vous a donné son accord de rattraper vos heures de cours, je ne vois pas en quoi il y aurait fraude. L'idée de ces échanges n'est pas d'opposer les adhérents ayant un statut d'enseignant à ceux qui auraient un statut d'administratif. Tout comme Gilles, il me semble que cette question du jour de carence relève plus de la défense des agents de la fonction publique par les organisations syndicales. Quoiqu'il en soit, le risque est le suivant : lorsque le jour de carence avait été instauré pour la première fois, il avait été observé que des arrêts de travail plus longs s'étaient substitués aux arrêts de courte durée. Ce qui a eu pour conséquence de coûter plus cher à l'employeur ; en l’occurrence l'Etat. Comme quoi, les économies promises sur le papier ont en réalité augmenté les coûts. Comment appelle-t-on cela ? La bonne fausse idée ?

Steph.
Steph.

Steph.

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Steph.

Toutes les absences ne sauraient être "prévues et programmées". Les professeurs ne seraient-ils pas soumis aux mêmes impondérables que tout autre salarié? Devant la difficulté d'obtenir un RDV le jour-même, et le refus (compréhensible) de certains médecins de fournir un arrêt maladie rétroactif, quelle solution propose-t-on aux salariés adultes, responsables, de bonne foi, et donc capable de savoir s'ils sont en état ou pas d'aller travailler?

Bonjour à toutes et tous,
Je reviens au message initial de Kiviralo qui fait directement écho au rapport de la DRESS de 2015 :
http://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/dss58.pdf
Quelques remarques :
1) comme l'a souligné Stéphanie la prise en charge des jours de carence se faisait (cf remarque suivante) par l'intermédiaire des contrats de prévoyance souscrits par les entreprises pour leurs salariés ;
2) la situation a évolué en janvier 2016 avec l'accord National Interprofessionnel qui a conduit les entreprises à revoir la couverture proposée à leurs salariés. J'aimerai bien avoir des données réactualisées sur les offres en prévoyance qui sont proposées depuis lors. J'ai fait un sondage auprès de mes proches (qui n'a évidemment pas valeur d'étude) et aucun employeur ne propose la prise en charge des jours de carence ;
3) enfin en lisant le rapport, je constate que la prise en charge des jours de carence se faisait de manière très différenciée en fonction du secteur d'activité ; les entreprises dont la prévoyance est la plus couvrante sont celles des activités de services. La prévoyance des entreprises du bâtiments est moins couvrante (sans prise en charge des 3 jours de carence). Un premier niveau d’interprétation serait de dire qu'il n'est pas compliqué de proposer des offres très couvrantes sur des populations à faible risque (on propose et on facture un service qui ne sert quasiment pas). En gros, en 2015, pour les secteurs d'activité qui présentent des risques élevés pour leurs salariés il y a moins de prise en charge des jours de carence. Finalement, cette prise en charge est plus un avantage social supplémentaire (pour des entreprises à forte valeur ajoutée et à niveau de rémunération élevé) qu’une forme de compensation de conditions de travail difficiles ;
4) la compensation des jours de carence relève d'un choix et d'une volonté des employeurs. Ce n'est pas le cas pour l'employeur public (dixit Stéphanie).
Amitiés,